Cougar

1796. Marie Josèphe Rose de Beauharnais est rebaptisée « Joséphine » par son futur illustre homme, le général Bonaparte, et « la vieille » pour la terrible famille. La mamie a quatre ans de plus et pas mal de maxillaire en moins. Elle se rajeunit de quatre ans, il se vieillit de un. Ruses administratives et artifices ne suffiront pas à combler l'écart. Espoirs déçus, Joséphine ne lui donne pas d'héritier. Elle sera répudiée. Ajoutons à la liste un écrivain, George Sand. Ses amants ? Musset, Chopin, un confrère de son fls Alexandre et le bien-être à la clé. Alexandre est dévoué jusqu'au adresse sacrifice. Avec lui dans l'ombre, l'indomptable George fait des étincelles. Boulot forcené, engagements multiples, drames familiaux, bonheurs et chagrins, ils vont tout partager. Ces dames mûres ont l'expérimentation, le savoir-vivre, le savoir-faire. George concocte de bons petits horizontaux, Joséphine connaît l'Ancien Régime et sait recevoir. La superbe Avertissement sait rester jeune.

On parle énormément de Demi Moore, Madonna ou Claire Chazal, mais le phénomène des gonzesses « cougars », qui recherchent et séduisent des amis bien plus jeunes qu'elle, est surtout un mythe, révèle une étude étudiant publiée mercredi. Toutes? Non, les femmes cougars, vues comme des êtres contre-nature, celles qui renversent l'establishment, qui effraient et à qui l'on impute forcément les plus mauvaises intentions. Les polémiques autour de Brigitte Macron sont aussi bien une preuve de notre misandrie que de notre âgisme.

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